Les organisations syndicales alertent le Gouvernement sur la dégradation du pouvoir d’achat et de la situation économique.
Elles dénoncent un partage inégal des efforts, demandent des mesures concrètes pour les salaires, la fonction publique et une meilleure régulation des aides aux entreprises.
👉 Objectif : plus de justice sociale et une réelle reconnaissance du travail.
Le numéro 3 de notre note de veille sociale et sectorielle – Avril 2026 est disponible en téléchargement.
Ce mois-ci, l’actualité du BTP met en lumière plusieurs sujets majeurs : santé et sécurité sur les chantiers, tensions économiques, évolutions réglementaires, innovation et transformation du secteur.
Parmi les points forts de cette édition :
Santé / sécurité : le BTP reste l’un des secteurs les plus exposés aux accidents du travail, avec une attention renforcée portée aux conditions de travail et à l’organisation des chantiers.
Réglementation : le gouvernement ajuste plusieurs dispositifs, notamment sur les aides carburant, le logement, les passoires thermiques et l’électrification.
Économie du BTP : la hausse des coûts, en particulier liée à l’énergie, pèse fortement sur les entreprises et les artisans.
Innovation : digitalisation des chantiers, IA, robotisation et nouveaux outils opérationnels prennent une place croissante dans les pratiques du secteur.
Actualités sociales : emploi, dialogue social, 1er mai et contexte économique national complètent cette veille.
Face à cette crise, la CFE-CGC agit pour protéger votre pouvoir d’achat !
La flambée actuelle des prix des carburants et des énergies impacte lourdement nos budgets. Dans ce contexte, la CFE-CGC a demandé à la Direction de Spie France de prendre des mesures d’urgence pour compenser ce surcoût et limiter les conséquences sociales et économiques :
Octroyer à tous une aide financière exceptionnelle
Permettre aux salariés qui le peuvent de réaliser leur travail hebdomadaire sur 4 jours au lieu de 5
Autoriser la prise d’un jour supplémentaire de télétravail par semaine
La CFE-CGC est mobilisée pour défendre vos intérêts et garantir des solutions justes et durables.
La CFE‑CGC met à disposition de l’ensemble de ses militants et représentants du personnel un nouvel outil essentiel : le Passeport de l’accessibilité, désormais disponible en ligne.
Ce guide pratique a pour objectif d’accompagner concrètement l’action syndicale en faveur d’un monde du travail plus inclusif. Il rappelle les fondamentaux juridiques, propose des repères clairs et fournit des leviers opérationnels pour agir efficacement en matière d’accessibilité et d’égalité des chances.
L’accessibilité ne se limite pas à une obligation réglementaire : 👉 c’est un droit fondamental et un enjeu majeur de justice sociale, qui concerne l’ensemble des salariés et des acteurs de l’entreprise.
Ce document s’adresse à tous ceux qui souhaitent :
mieux comprendre les enjeux de l’accessibilité,
renforcer leurs actions en faveur du handicap et de l’inclusion,
disposer d’un support concret pour agir en tant qu’élus, syndicaux ou acteurs RH.
La CFE‑CGC remercie l’ensemble des contributeurs, référents handicap, fédérations, régions et services confédéraux pour leur mobilisation, ainsi que Christophe LEGOIS et Fatima HAMADI pour leur implication particulière dans la réalisation de ce guide.
La proposition de loi issue du Sénat intitulée « Permettre aux salariés de certains secteurs de travailler le 1er mai », présentée le jeudi 22 janvier dernier à l’Assemblée nationale dans le cadre d’une niche parlementaire, n’a pas été soumise au vote et n’a heureusement pas été adoptée. Par obstination, elle va être représentée à l’Assemblée nationale le vendredi 10 avril.
L’ensemble des organisations syndicales avait dénoncé ce texte dont l’objet n’était rien de moins que la remise en cause du 1er mai seul jour férié obligatoirement chômé et rémunéré, et symbolique pour les travailleurs·euses en France comme à l’international.
Cette proposition de loi a été défendue sous couvert d’une prétendue insécurité juridique, alors même que les sanctions prononcées chaque année sont quasiment inexistantes. C’est bien une volonté d’étendre la dérogation à de nombreux secteurs professionnels que poursuivait cette proposition de loi, aux dépens des salarié·es mais aussi des petits commerces indépendants de proximité qui pouvaient jusqu’ici déjà ouvrir ce jour-ci sans subir la concurrence des grandes entreprises.
Résumé du communiqué de presse : L’industrie française et européenne est en crise après 20 ans de politiques centrées sur la réduction des coûts et des aides publiques sans stratégie. Cela a entraîné délocalisations, désindustrialisation et affaiblissement de filières clés, menaçant notre souveraineté économique. Les syndicats demandent une nouvelle politique basée sur l’investissement productif, des emplois de qualité, la formation et une transition écologique juste. Les outils européens comme la taxe carbone aux frontières sont utiles mais insuffisants. Ils proposent un plan national d’investissements, des contreparties sociales et environnementales, une gouvernance territoriale et un soutien à la recherche et à l’innovation.
Communiqué de presse
Les organisations syndicales, membres du collège des salariés de l’industrie au sein du CNI, partagent le constat d’une situation critique pour l’industrie européenne, et plus encore pour l’industrie française. Cette situation n’est pas une fatalité, elle est le résultat de choix politiques et économiques opérés depuis plus de vingt ans. Les politiques industrielles ont trop souvent privilégié une logique de financiarisation de court terme, fondée sur la compétitivité par le coût du travail, la compression de l’emploi, la dérégulation sociale et environnementale, et la distribution massive d’aides publiques sans pilotage stratégique ni contreparties suffisantes. Cette orientation n’a ni relancé l’investissement productif, ni sécurisé les parcours professionnels, ni renforcé durablement notre appareil industriel.
Publié le 26 novembre 2025 – Entreprendre Service Public / Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)
Suite à un arrêt de la Cour de cassation, l’Urssaf interdit désormais que l’accès aux prestations du comité social économique (CSE) soit soumis à une condition d’ancienneté.
Les CSE doivent se mettre en conformité avant la fin de l’année.
Dans un arrêt du 3 avril 2024, la Cour de cassation a jugé qu’un CSE ne peut pas conditionner le bénéfice des activités sociales et culturelles à une période d’ancienneté. Dans les faits, une ancienneté de 6 mois était demandée aux nouveaux salariés pour bénéficier de ces activités. D’après la Cour, ceci constituait une discrimination. Suite à cette jurisprudence, l’Urssaf indique que les CSE ont jusqu’au 31 décembre 2025 pour se mettre en conformité. Un redressement de cotisations pourra être effectué par l’Urssaf en cas de manquement.
Les règles sont essentiellement précisées par la CNIL et la jurisprudence de la Cour de cassation.
Selon la CNIL, des dispositifs de géolocalisation peuvent être installés pour : suivre, justifier et facturer une prestation de transport de personne ou de biens lorsque celle-ci est directement liée à l’utilisation du véhicule (ambulance, taxi…) assurer la sécurité du salarié, du véhicule ou de sa marchandise assurer une meilleure allocation des prestations dans des lieux dispersés, notamment en cas d’urgence (ascenseurs, dépanneuse…) suivre le temps de travail, uniquement lorsqu’aucun autre dispositif ne le permet respecter une obligation légale ou réglementaire en raison du type de transport ou de biens transportés (convois chimiques dangereux.) contrôler le respect des règles d’utilisation du véhicule, à l’exclusion des limites de vitesse.
Obligations préalables à l’installation d’un dispositif de géolocalisation :
L’ANI (Accord National Interprofessionnel) du 14 novembre 2024 sur le dialogue social, signé par la CFE-CGC, demandait la suppression dans le Code du travail de la limite du nombre de mandats successifs des élus du personnel qui avait été instaurée par les ordonnances de 2017 créant le CSE. C’est chose faite : la loi du 24 octobre 2025 supprime ce plafond, et modifie la rédaction de l’article L2314-33 du code du travail en conséquence.
Lors de la signature de l’ANI en 2024, la Confédération CFE-CGC notait : « C’est une bonne chose pour les entreprises, les salariés et les militants. A l’heure où les entreprises recherchent à corps et à cri des compétences, l’action de militants expérimentés en leur sein ne sera pas superflue à la vue des changements et perturbations importants qui s’annoncent ».