Dans chaque filiale, les délégations CFE-CGC ont demandé une augmentation de 2.5 %


Dans chaque filiale, les délégations CFE-CGC ont demandé une augmentation de 2.5 %



L’ANI (Accord National Interprofessionnel) du 14 novembre 2024 sur le dialogue social, signé par la CFE-CGC, demandait la suppression dans le Code du travail de la limite du nombre de mandats successifs des élus du personnel qui avait été instaurée par les ordonnances de 2017 créant le CSE.
C’est chose faite : la loi du 24 octobre 2025 supprime ce plafond, et modifie la rédaction
de l’article L2314-33 du code du travail en conséquence.
Lors de la signature de l’ANI en 2024, la Confédération CFE-CGC notait :
« C’est une bonne chose pour les entreprises, les salariés et les militants. A l’heure où les entreprises recherchent à corps et à cri des compétences, l’action de militants expérimentés en leur sein ne sera pas superflue à la vue des changements et perturbations importants qui s’annoncent ».

Entrée en vigueur en 2023, la directive européenne sur le reporting de durabilité (CSRD) redéfinit la façon dont les entreprises rendent compte de leurs impacts sociaux et environnementaux. Souvent perçue comme une contrainte, elle porte pourtant une ambition de transformation durable et de transparence.
Le Centre Études & Data du Groupe Alpha décrypte les fondements de la CSRD, son articulation avec le Pacte Vert et la double matérialité, pour en montrer le sens profond : faire de la durabilité un véritable moteur stratégique. Pour aller plus loin, participez à notre webinaire du jeudi 16 octobre, où nos experts reviendront sur les enseignements de l’étude et partageront leur analyse des premiers retours d’expérience.

Répondre au million de manifestant·es : l’intersyndicale lance un ultimatum
L’ensemble des organisations syndicales se félicite du succès de la journée de mobilisation interprofessionnelle et unitaire du 18 septembre avec un million de manifestant·es et de grévistes dans toute la France. Cela confirme la colère et la détermination des salarié·es, privé·es d’emplois, jeunes et retraité·es : les sacrifices pour le monde du travail, ça suffit !
La mobilisation contre le budget d’austérité a commencé à payer, elle a obligé le pouvoir à abandonner la suppression de deux jours fériés. La mobilisation massive du 18 septembre démontre que le compte n’y est toujours pas ! Les organisations syndicales, avec les travailleuses et les travailleurs, exigent :
La balle est maintenant dans le camp du Premier ministre. Si d’ici au 24 septembre il n’a pas répondu à leurs revendications, les organisations syndicales se retrouveront pour décider très rapidement d’une nouvelle journée de grève et de manifestations.
Les organisations syndicales pointent également la responsabilité du patronat et exigent l’ouverture de négociations salariales dans toutes les branches et les entreprises. D’ici là, les travailleuses, les travailleurs et leurs syndicats maintiendront la pression par différentes initiatives, organisations de réunions d’information, assemblées générales du personnel, actions dans les entreprises, les services et administrations…

Reçu à Matignon le 15 septembre par Sébastien Lecornu, François Hommeril, président de la CFE-CGC, a exprimé ses revendications à l’approche de la mobilisation intersyndicale du 18 septembre.
Dans le cadre des rencontres bilatérales organisées par le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu avec les organisations syndicales et patronales représentatives, la CFE-CGC, en la personne de son président François Hommeril et de Christelle Thieffinne, secrétaire nationale à la protection sociale, a été reçue lundi 15 septembre après-midi à Matignon.
Avant la mobilisation intersyndicale du jeudi 18 septembre et avant le discours de politique générale que prononcera prochainement le nouveau chef du gouvernement à l’Assemblée nationale, ces premiers échanges ont permis à la CFE-CGC d’exprimer ses analyses et de « prendre le pouls » du septième Premier ministre en exercice sous les présidences d’Emmanuel Macron.
« Sur la forme, Sébastien Lecornu m’a fait l’effet d’être sincère dans son écoute, souligne François Hommeril. Il a indiqué vouloir remettre les corps intermédiaires au centre des discussions et des négociations, et se dit prêt à prêter véritablement attention aux partenaires sociaux qu’il entend d’ailleurs mobiliser sur un certain nombre de sujets à définir. »
Organisation et parcours

Message de la Direction Confédérale
Chères toutes, chers tous,
Le parcours de la manifestation parisienne du 18 septembre a enfin été validé, en fin de matinée, par la préfecture.
Le cortège s’élancera à 14h00 de la place de la Bastille pour rejoindre la place de la République puis, la place de la Nation avant de se disperser.
Le parcours détaillé est le suivant :
Bastille-boulevard Beaumarchais-boulevard des filles du calvaire-boulevard du temple-place de la République-boulevard Voltaire-place de la Nation.
Les URIF, qui organisent les cortèges, ayant repris l’ordre de la dernière manifestation intersyndicale en appliquant le principe du roulement, la CFE-CGC occupera l’avant-dernière position, derrière l’UNSA et devant la CFTC, boulevard de la Bastille. Vous avez en PJ la carte des emplacements et le ballon CFE-CGC servira de repère. En PJ, également se trouve la déclaration officielle de manifestation.
Pour les structures ayant affrété des cars pour l’acheminement des manifestants, le lieu de dépose se fera dans la rue de Lyon et le lieu de stationnement des cars, cour de Vincennes.
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Webinaire le jeudi septembre 2025

| Face aux enjeux d’emploi, de métiers, de compétences mais aussi de santé au travail, où en sommes-nous de la transposition de l’Accord National Interprofessionnel dans la loi ? Comment les représentants du personnel peuvent-ils agir sur les politique sociale et continuer à jouer leur rôle de veille et d’alerte ? En 45 minutes, nous aborderons avec vous : ✅ Enjeux démographiques et économiques liés au vieillissement de la population active ✅ Analyse des principales mesures de la nouvelle loi concernant les seniors ✅ Rôle des élus de CSE dans la mise en œuvre de la loi Nos deux intervenantes illustreront les points clés des enjeux Seniors à partir de cas pratiques. Ce webinaire est co-animé par Marie Astrid Clergeau et Amélie Gaudard, expertes RH et politique sociale. |
| Jeudi 4 septembre 2025 de 11h00 à 11h45 |

Préparez votre rentrée sociale !
| Secafi vous invite tous les jeudis à 11h00 à partir du 4 septembre à suivre un webinaire co-animé par nos experts qui décryptent pour vous les enjeux économiques et sociaux de la rentrée 2025. Ces sessions offriront : des analyses approfondies, des discussions enrichissantes, des conseils pratiques. Découvrez tous les thèmes à venir et diffusez largement ces liens d’inscription autour de vous. A vos agendas ! |

Madame/Monsieur le/la Ministre, Les organisations syndicales (CFDT, CGT, CFE-CGC et UNSA) souhaitent attirer votre attention sur les discussions en cours au sein de l’Union européenne concernant les normes de durabilité.
| Courrier commun CFDT / CGT / CFE CGC / UNSA à l’attention de : Premier Ministre M. François BAYROU Ministre de l’Economie des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique M. Eric LOMBARD Ministre du Travail Mme Catherine VAUTRIN Ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche Mme Agnès PANNIER RUNACHER Souveraineté industrielle et numérique M. Eric LOMBARD Ministre du Travail Mme Catherine VAUTRIN Ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche Mme Agnès PANNIER RUNACHER Paris, le 24 juillet 2025 Madame/Monsieur le/la Ministre, Les organisations syndicales (CFDT, CGT, CFE-CGC et UNSA) souhaitent attirer votre attention sur les discussions en cours au sein de l’Union européenne concernant les normes de durabilité. Pour les organisations syndicales françaises (CFDT, CGT, CFE-CGC et UNSA), ces normes sont essentielles pour appréhender la transition écologique, en particulier climatique. Nous savons tous que ce sont les plus modestes qui subissent les effets les plus durs de cette transition et qui en supportent le coût. Les informations de durabilité – en mettant sur le même plan dans les entreprises les informations financières, économiques, sociales, environnementales et de gouvernance – permettent de mieux comprendre et d’articuler les enjeux et priorités pour agir en faveur de la transition juste exigée par le Green Deal européen. Ce reporting constitue un levier précieux de dialogue social. Il permet d’anticiper les effets de la transition sur les emplois, la transformation de leurs métiers, de l’organisation et des conditions de travail dans toute la chaine de valeur. C’est pourquoi les organisations syndicales françaises souhaitent garder l’intégralité des données de la CSRD. Pourtant une majorité des entreprises soumises à la DPEF (ou NFRD), ont su mener à bien l’exercice CSRD – comme en témoignent de nombreuses analyses (1) . Le backlash écologique, sous couvert de la compétitivité, a conduit la Commission européenne à proposer des reculs considérables au travers de la proposition OMNIBUS qui retarde et réduit drastiquement les exigences en matière sociale et environnementale. Par la suite, des propositions encore plus radicales ont été avancées par le Conseil, suggérant de relever le seuil de chiffre d’affaires à 450 millions d’euros, ainsi que par le rapporteur du Parlement européen qui a proposé un seuil fixé à 3 000 salariés. Des voix fortes se sont élevées pour préserver l’ambition initiale, comme la BCE qui a rappelé le 8 mai la nécessité de maintenir le seuil d’application à 500 salariés, soutenant les normes ou, pour le moins, une simplification raisonnable et raisonnée. De même, les amendements récents défendus par les Verts européens, Renew et S&D montrent un désaccord profond avec la proposition du Conseil. La décision de la Commission européenne de repousser à fin novembre 2025 la publication des normes simplifiées va dans le bon sens, car elle permettra une concertation approfondie avec les parties prenantes. Les données de durabilité sont un outil stratégique pour les entreprises et leur modèle d’affaires, y compris dans la chaine de valeur. Elles révèlent les forces et les fragilités des modèles économiques actuels. En ce sens, elles permettent aux entreprises d’organiser et de renforcer leur résilience dans un monde aux ressources limitées, tout en assurant une transformation durable. Il s’agit là d’une condition indispensable à leur compétitivité sur le long terme. La transparence publique offerte par la CSRD est essentielle : elle encourage les investissements verts et prépare l’ensemble des acteurs économiques, employeurs comme salariés, aux mutations liées à la transition écologique. (1) Voir à ce sujet les rapports de l’ORSE, de Deloitte, KPMG, etc.En France, il ne serait ni juste ni efficace de faire de la simplification des normes un levier prioritaire de compétitivité. Si la position française sur les marchés extérieurs s’est affaiblie au cours des quinze dernières années, rien ne permet d’affirmer que ce recul serait dû à un excès de normes. Les leviers d’un redressement durable résident ailleurs : investissement dans la recherche et développement, montée en compétences via la formation professionnelle, renforcement des capacités commerciales, relance industrielle… Les normes de durabilité, loin d’être un frein, peuvent au contraire constituer une opportunité : elles permettent d’orienter les investissements vers des secteurs d’avenir et plus résilients. Quant à la directive CS3D, elle s’inscrit dans la continuité du devoir de vigilance dont la France a été pionnière, et offre un cadre d’harmonisation minimal pour des pratiques économiques plus responsables à l’échelle européenne. Afin de garantir un équilibre acceptable entre la simplification et le maintien des objectifs fondamentaux de reporting de durabilité, la CFDT portent les propositions ci-dessous : – Maintien de la double matérialité et du principe de « do not significantly harm » (DNSH), c’est-à-dire les exigences minimales des droits sociaux. L’implication des parties prenantes, et notamment des représentants des travailleurs dans cette analyse augmente la qualité et la pertinence des résultats ; – Maintien des normes thématiques et, en l’absence en l’état des normes sectorielles, l’introduction d’une souplesse permettant d’ajuster les normes agnostiques aux besoins sectoriels ; – Concernant les normes sociales, le maintien de la définition de salaires décents selon la méthodologie harmonisée, préconisée par l’OIT : en effet, certaines entreprises utilisent le salaire minimum ou une autre méthodologie ; – Prise en compte des dix premiers pays en effectifs, et non des pays dépassant 10 % des effectifs, pour éviter les angles morts géographiques dans les analyses. – Seuil d’application de la norme fixé à 500 salariés et 50 M€ de chiffre d’affaires, conformément à la définition de la grande entreprise dans la directive comptabilité, et pour ne pas reculer par rapport à la NFRD en vigueur depuis 2014. – Pour les entreprises en-dessous de ce seuil, nous préconisons un reporting volontaire dans le sens des VSME ; – Par ailleurs, une limitation de la chaine de valeur au rang 1 des entreprises viderait de substance et priverait finalement l’objet de la directive. La CSRD et la CS3D doivent être alignées à ce sujet. S’agissant de la CS3D, nous appelons au maintien des seuils actuels et de la référence aux plans de transition. Ne pas harmoniser le devoir de vigilance au niveau européen revient à accepter un patchwork de dispositifs législatifs qui complexifient la vie des entreprises et desservent l’objectif de respect des droits humains. Les organisations syndicales françaises (CFDT, CGT, CFE-CGC et UNSA) appellent les Ministres à soutenir ces propositions afin de maintenir un instrument cohérent, efficace et comparable à la hauteur des enjeux de la transition écologique. Nous restons à votre disposition pour approfondir les échanges. Veuillez agréer, Monsieur/Madame le/la Ministre, l’expression de notre considération la plus distinguée. Marylise Léon Sophie Binet Secrétaire Générale Secrétaire Générale (CFDT) (CGT) François Hommeril Président (CFE-CGC) Laurent Escure Secrétaire Général (UNSA) |