Réforme des Retraites – Communiqué intersyndical

Retraites : première journée de mobilisation le 19 janvier

La Première Ministre a annoncé ce 10 janvier 2023 le report de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans avec une accélération de l’augmentation de la durée de cotisation.

Cette réforme va frapper de plein fouet l’ensemble des travailleurs et travailleuses, et plus particulièrement celles et ceux qui ont commencé à travailler tôt, les plus précaires, dont l’espérance de vie est inférieure au reste de la population, et celles et ceux dont la pénibilité des métiers n’est pas reconnue. Elle va aggraver la précarité de celles et ceux n’étant déjà plus en emploi avant leur retraite, et renforcer les inégalités femmes-hommes.

Le système de retraites par répartition n’est pas en danger, rien ne justifie une réforme aussi brutale. Attachées à un meilleur partage des richesses, les organisations syndicales n’ont eu de cesse pendant la concertation avec le Gouvernement de proposer d’autres solutions de financement, à commencer par l’amélioration de l’emploi des seniors. Jamais le gouvernement, arcbouté sur son projet, ne les a étudiées sérieusement.

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La réforme des retraites ? C’est le casse du siècle !

Mobilisons-nous le 19 janvier !

La CFE-CGC est totalement opposée au décalage de l’âge de départ à la retraite. La réforme voulue par le gouvernement est inutile et lourde de conséquences.

Le gouvernement veut réformer les retraites pour financer d’autres dépenses au détriment des salariés et des agents de la fonction publique.

La réforme clé à mener est celle conduisant à un meilleur partage de la valeur créée par notre économie.

Non à la spoliation des caisses de retraite caisse de l’état pour renflouer celles de l’état.

Décaler l’âge de départ, c’est non, non, et NON !

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Avis CSEC CFE FO

SOCIAL

Nous notons une forte dégradation des indicateurs sociaux :
Démissions en particulier pour les cadres et les ETAM, dont une très forte proportion pour
des problématiques de salaire et d’évolution de carrière (80%)
Fin de période d’essais à l’initiative des salariés,
Dégradation des Indicateurs sécurité,
Arrêt maladie.

Les propositions NAO de 2023 qui vont engendrées une nouvelle perte de pouvoir d’achat des
salariés ne vont pas améliorer cette situation.
Sur trois ans (2021 à 2023) les salariés qui ont eu l’ensemble des augmentations ont perdu 4 %. Pour
ceux qui n’ont eu qu’une partie des augmentations ont peut considérer que la perte moyenne est de 8%.

Une grande majorité de manager sont très inquiets sur la situation à venir avec :
Un besoin important de personnel,
Un risque élevé de démission,
Des difficultés de recrutement.
Ils ne comprennent pas pourquoi les propositions de NAO ne sont pas en cohérence avec
l’augmentation des taux horaires appliquées sur les fiches de ventes et les comptes affaires (10% en
2022).
Dans le même temps la Direction communique sur les bons résultats de l’entreprise, mettant en
avant sa résilience et sa capacité à répercuter les hausses aux clients.
La Direction déclare que la fidélisation est une priorité, mais elle ne prend pas en compte les
attentes des salariés, surtout en termes de salaire.
Nous ne pouvons donc pas considérer la politique sociale satisfaisante.
La CFE CGC donne donc un avis défavorable sur la politique sociale de Spie industrie et Tertiaire.

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Déclaration – Comité de groupe

Monsieur Le Directeur Général,

Dans votre lettre du 22/07/2022, adressée à tous les salariés de SPIE France, vous avez mis en avant « le rebond inflationniste établi depuis plusieurs mois et principalement dû à l’augmentation de l’énergie et aux tensions internationales ».

D’ailleurs, conscient de l’impact de cette situation sur nos activités et sur notre quotidien, vous souligniez que c’est « une source de préoccupation légitime ». Nous vous le confirmions à l’époque et vous réaffirmons qu’elle l’est encore plus aujourd’hui pour les salariés de SPIE.

Ensuite, vous reconnaissiez un dialogue social constructif, vous ayant permis de proposer aux femmes et hommes de SPIE France une mesure temporaire visant à réduire/limiter l’impact de ce rebond inflationniste.

Enfin, à vous lire, nous, salariés et représentants de la CFE CGC, avions compris que la mesure serait intégrée à la rémunération de base, qu’elle représentait une avance sur les futures Négociation Annuelle Obligatoire (NAO) et que celle-ci laissait présager une revalorisation salariale qui prendrait en compte les chiffres de l’inflation et de leur possible évolution.

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Retraite à 65 ans : la CFE-CGC dénonce une réforme injustifiée

Sur Franceinfo et RMC, François Hommeril, président confédéral, a critiqué la réforme voulue par le président de la République, un projet dangereux sans la moindre justification économique.

« C’est une réforme non nécessaire et dangereuse, a indiqué le président confédéral au micro de RMC (réécouter ici le replay), ce vendredi matin. Aucun résultat économique des différents régimes ne justifie cette réforme voulue par le président de la République. D’où sort ce chiffre de dix milliards d’euros d’économies à réaliser ? Il n’y a pas de raison économique à faire une réforme des retraites, c’est absolument faux. Sur l’âge de départ à la retraite à 65 ans, il faut aussi rappeler que le taux d’emploi des plus de 55 ans en France est un des plus faibles en Europe, et que les chances de retrouver un travail après 60 ans, quand vous êtes au chômage, sont quasi nulles. »

UNE MESURE QUI PÉNALISERAIT LES FEMMES ET FRAGILISERAIT LES DISPOSITIONS DE PRÉVOYANCE

François Hommeril a par ailleurs pointé les dangers d’une telle réforme : « Cette mesure de décalage de 62 à 65 ans toucherait surtout les femmes, en particulier les mères de famille, et créerait aussi des problèmes quant aux dispositions relatives à la prévoyance dans les entreprises. N’oublions pas également que l’espérance de vie, en France, ne progresse plus depuis 2014. »

« S’agissant des régimes de retraite par répartition, on a fait cinq réformes en trente ans, passant de 37,5 années de cotisation à 42 puis à 43 ans, rappelle François Hommeril. Ces réformes étaient nécessaires pour adapter le régime aux vagues démographiques et éviter son déséquilibre. La CFE-CGC a d’ailleurs accompagné un certain nombre de ces réformes, parfois douloureuses. Or aujourd’hui, je le répète, une réforme n’est pas nécessaire. »

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