Déclaration – Comité de groupe

Monsieur Le Directeur Général,

Dans votre lettre du 22/07/2022, adressée à tous les salariés de SPIE France, vous avez mis en avant « le rebond inflationniste établi depuis plusieurs mois et principalement dû à l’augmentation de l’énergie et aux tensions internationales ».

D’ailleurs, conscient de l’impact de cette situation sur nos activités et sur notre quotidien, vous souligniez que c’est « une source de préoccupation légitime ». Nous vous le confirmions à l’époque et vous réaffirmons qu’elle l’est encore plus aujourd’hui pour les salariés de SPIE.

Ensuite, vous reconnaissiez un dialogue social constructif, vous ayant permis de proposer aux femmes et hommes de SPIE France une mesure temporaire visant à réduire/limiter l’impact de ce rebond inflationniste.

Enfin, à vous lire, nous, salariés et représentants de la CFE CGC, avions compris que la mesure serait intégrée à la rémunération de base, qu’elle représentait une avance sur les futures Négociation Annuelle Obligatoire (NAO) et que celle-ci laissait présager une revalorisation salariale qui prendrait en compte les chiffres de l’inflation et de leur possible évolution.

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Retraite à 65 ans : la CFE-CGC dénonce une réforme injustifiée

Sur Franceinfo et RMC, François Hommeril, président confédéral, a critiqué la réforme voulue par le président de la République, un projet dangereux sans la moindre justification économique.

« C’est une réforme non nécessaire et dangereuse, a indiqué le président confédéral au micro de RMC (réécouter ici le replay), ce vendredi matin. Aucun résultat économique des différents régimes ne justifie cette réforme voulue par le président de la République. D’où sort ce chiffre de dix milliards d’euros d’économies à réaliser ? Il n’y a pas de raison économique à faire une réforme des retraites, c’est absolument faux. Sur l’âge de départ à la retraite à 65 ans, il faut aussi rappeler que le taux d’emploi des plus de 55 ans en France est un des plus faibles en Europe, et que les chances de retrouver un travail après 60 ans, quand vous êtes au chômage, sont quasi nulles. »

UNE MESURE QUI PÉNALISERAIT LES FEMMES ET FRAGILISERAIT LES DISPOSITIONS DE PRÉVOYANCE

François Hommeril a par ailleurs pointé les dangers d’une telle réforme : « Cette mesure de décalage de 62 à 65 ans toucherait surtout les femmes, en particulier les mères de famille, et créerait aussi des problèmes quant aux dispositions relatives à la prévoyance dans les entreprises. N’oublions pas également que l’espérance de vie, en France, ne progresse plus depuis 2014. »

« S’agissant des régimes de retraite par répartition, on a fait cinq réformes en trente ans, passant de 37,5 années de cotisation à 42 puis à 43 ans, rappelle François Hommeril. Ces réformes étaient nécessaires pour adapter le régime aux vagues démographiques et éviter son déséquilibre. La CFE-CGC a d’ailleurs accompagné un certain nombre de ces réformes, parfois douloureuses. Or aujourd’hui, je le répète, une réforme n’est pas nécessaire. »

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