Journal “actuEL-CSE.fr” du 12/02/2025

Relations CSE et CSSCT et travail sur le DUERP : des pistes pour mieux exercer vos prérogatives.

La baisse du nombre d’élus a changé la donne des institutions représentatives du personnel avec l’avènement du CSE. Dans ce nouveau point de vue, Olivier Sévéon, expert et formateur auprès des
instances représentatives du personnel, suggère quelques pistes d’évolution pour permettre aux élus de continuer à exercer au mieux leurs prérogatives, malgré des contraintes accrues, notamment en matière de santé, sécurité et conditions de travail.

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Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) : la CFE-CGC enfin entendue !

Ce changement marque un tournant important !

Depuis de nombreux mois, la CFE-CGC a demandé à la Direction de SPIE France de modifier le calendrier des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO). En e)et, nos délégations commençaient leurs négociations alors que les taux d’augmentations étaient déjà connus de tous.
Nous sommes heureux de vous annoncer que la CFE-CGC a enfin été entendue ! Un réajustement du calendrier sera mis en place dès cette année.

Objectif : assurer une meilleure organisation des négociations, qui manquaient jusqu’ici de transparence.

Nouveau calendrier (dans chacune des filiales) :

1ère réunion NAO : en septembre, remise des documents

2ème réunion NAO : en octobre (présentation de nos propositions qui seront discutées en comité de direction de SPIE France)

3ème réunion NAO : fin novembre

Nous veillerons à ce que les propositions de la CFE-CGC soient prises en considération et que le niveau des augmentations, au regard des résultats de notre Groupe, récompense les efforts de tous les salariés !

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Le Partage de la Valeur : Une Nouvelle Obligation Légale à Compter de 2025

Depuis le 17 janvier 2025, un nouveau dispositif est mis en place dans certaines entreprises pour favoriser le partage de la valeur créée par l’activité. Cette mesure découle de la loi du 29 novembre 2023 concernant l’accord interprofessionnel relatif au partage de la valeur au sein de l’entreprise et s’applique dès le 1er janvier 2025, dans une phase expérimentale de cinq ans. Elle concerne principalement les entreprises comptant entre 11 et 49 salariés et imposant la distribution d’une prime de partage de la valeur (PPV) dès lors qu’elles auront réalisé un bénéfice net d’au moins 1 % du chiffre d’affaires sur trois années consécutives.

Mise en œuvre de la prime de partage de la valeur

Les employeurs peuvent choisir plusieurs modalités pour mettre en place ce partage de la valeur :

  • Un accord d’intéressement ou de participation
  • Un plan d’épargne salariale (PEE, PEI, Perco ou Pereco)
  • Une prime de partage de la valeur (PPV)

Le montant de cette prime et sa répartition entre les salariés sont laissés à la discrétion de l’employeur, mais devront être définis selon des critères tels que la rémunération, le niveau de classification, l’ancienneté dans l’entreprise, ainsi que la durée effective de présence pendant l’année écoulée.

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Les Titres Restaurant : Quelles Nouveautés à Partir de Janvier 2025 ?

Le 22 janvier 2025, une nouvelle loi a été publiée concernant l’utilisation des titres restaurant. Cette loi prolonge jusqu’en 2026 la possibilité d’acheter des produits alimentaires avec ces titres. Désormais, à compter du 23 janvier 2025, vous pourrez utiliser vos titres restaurant pour acheter non seulement des produits alimentaires directement consommables, mais également des produits non alimentaires sous certaines conditions.

Produits Acceptés et Interdits : Ce Que Vous Pouvez Acheter

À partir du 23 janvier 2025, les produits qui pourront être achetés avec des titres restaurant incluent :

  • Les viandes crues et les poissons frais non transformés.
  • Les pâtes, le riz, les féculents et autres produits de base vendus en rayon “épicerie” (huile, farine, sucre…).
  • Les viennoiseries et autres desserts sucrés non à base de produits laitiers.

Vous pourrez aussi continuer à utiliser vos titres restaurant pour des produits courants tels que :

  • Des fruits et légumes.
  • Du lait.
  • Des eaux plates et gazeuses, ainsi que des fruits et boissons non alcoolisées.
  • Des tartes salées, des quiches, des pizzas et de la charcuterie.

Produits Non Acceptés

Cependant, certains produits resteront interdits à l’achat avec les titres restaurant, tels que :

  • Les boissons alcoolisées.
  • Les confiseries.
  • Les produits infantiles.
  • Les produits d’origine animale non alimentaire.

À Savoir : Liberté d’Acceptation par les Commerçants

Il est important de noter que les restaurants et commerçants ne sont pas obligés d’accepter les titres restaurant. Chaque enseigne peut décider des produits qu’elle accepte comme moyen de paiement, ce qui peut varier d’un établissement à l’autre.

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Reclassement d’un salarié : l’offre doit être précise sous peine de nullité

Dans un arrêt important rendu le 23 octobre 2024, la Cour de cassation rappelle les obligations de l’employeur en matière d’offre de reclassement. Cette décision renforce la protection des salariés face aux propositions de reclassement imprécises.

Les faits de l’espèce concernent une salariée ayant refusé une offre de reclassement avant d’être licenciée. Contestant son licenciement, elle obtient gain de cause devant la cour d’appel puis la Cour de cassation.

Une offre de reclassement jugée insuffisamment précise

Dans cette affaire, l’offre de reclassement présentait plusieurs lacunes majeures :

  • Absence d’information sur l’activité et l’adresse de l’entreprise d’accueil
  • Non communication du nom de l’entreprise
  • Absence de précision sur la classification du poste proposé

La seule mention “au même niveau de rémunération” a été jugée insuffisante pour permettre à la salariée de se prononcer en connaissance de cause.

Les éléments obligatoires d’une offre de reclassement

La Cour de cassation rappelle qu’une offre de reclassement doit impérativement préciser :

  • L’intitulé du poste et sa description détaillée
  • Le nom de l’employeur
  • La nature du contrat de travail
  • La localisation du poste
  • Le niveau de rémunération
  • La classification du poste

À défaut de ces mentions essentielles, l’employeur manque à son obligation de reclassement et le licenciement qui s’ensuit est considéré comme abusif.

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