Le développement de l’intelligence artificielle s’accélère dans les entreprises et les administrations. Mais derrière chaque système d’IA se trouvent des milliers d’heures de travail humain d’annotation, souvent invisibles, pourtant indispensable pour entraîner les modèles.
Une question émerge alors : ce travail doit‑il être mieux reconnu, voire encadré par une convention collective dédiée ?

C’est l’un des sujets explorés par le projet Dial‑IA, une initiative inédite de dialogue social sur l’intelligence artificielle.
Qu’est‑ce que Dial‑IA ?
Pendant 18 mois, l’IRES et ULTRA LABORANS, avec le soutien de l’ANACT, ont réuni une cinquantaine de participants issus :
- d’organisations syndicales nationales (dont la CFE‑CGC),
- d’organisations patronales,
- d’entreprises privées,
- d’administrations publiques,
- de chercheurs et experts de l’IA.
Objectif : faire émerger une culture commune pour encadrer les usages de l’IA et construire un dialogue social cohérent face aux transformations en cours.
Le projet a débouché sur deux livrables majeurs :
- un manifeste commun en faveur d’un dialogue social technologique,
- un webdoc proposant outils, repères, méthodologie et exemples concrets pour les représentants du personnel.
Ce travail a été mis en avant lors de la Conférence sur l’avenir du travail du Sommet mondial pour l’action sur l’IA en février 2025, preuve de son importance.












